Le Parasite - Drague & Séduction

A Propos   

novembre 28, 2011 at 10:03am
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Le ciel vu de la terre

Je déteste Yann Arthus Bertrand. Je le déteste physiquement déja. Ses expressions faciales, entre sa posture de chien battu, son sourire faussement compassionnel alors qu’il n’écoute pas son interlocuteur, son absence de stature avec ses 20kg tout mouillés, soit autant de traits typiques de l’enculé de manipulateur qui veut simplement ne pas être reconnu pour ce qu’il est vraiment, un enfoiré qui a trouvé un moyen de gagner de l’argent avec un créneau auquel ils s’accroche comme une sangsue.

A mon grand dam, voici quelques années que l’on voit de plus en plus sa tête de con dans les media. Bizarrement, cela coïncide au moment où la droite a voulu artificiellement faire monter les écolos pour diviser un peu plus les voix de la gauche. Ce qui prouve bien qu’il est un agent au service du pouvoir, ce qu’on pouvait d’ailleurs sentir rien qu’en regardant sa face de gagne-petit. Pour ceux qui en doutent, j’ai le souvenir d’une élection… municipale je crois, ou un de ses films de merde avait été diffusé la veille de l’élection (avec un titre en anglais d’ailleurs, un vrai réflexe de patriote). Résultat, le lendemain, une percée prévisible des khmer-verts, Cohn Bendit le patriote français en tête.

Après, plus idéologiquement, Arthus-Bertrand est à l’image du non-sens total dans lequel on est depuis dix ans. Une arnaque intégrale et insensée, puisque le mec est quand même là pour pleurnicher sur les dégats faits à la nature, et le fait du haut d’un hélicoptère où il pose son cul de nanti. Imaginez l’ironie, un enculé de bourgeois, fils de joailler devenu réalisateur à 17 ans (à l’âge où la plupart des jeunes nettoient la graisse des frites empoisonnées du Mac Donalds et récurent les chiottes), qui se trimballe dans un hélicoptère (qui pollue plus qu’une centaine de Hummers) nous sort son regard de chien battu de merde pour nous dire au final qu’on pollue comme des enculés. Si le système avait voulu être ironique et se foutre officiellement de notre gueule, ils n’aurait pas pu trouver mieux.

Si on prend encore plus de hauteur que l’hélico de ce trouduc à la moustache bien trop joliment taillée pour qu’il connaisse quoique ce soit de la vie de ceux qu’il prétend défendre, on se rend compte que les émissions en prime-time qu’on lui donne sur le service public (payées par nos impôts) n’ont que vocation à nous faire culpabiliser. Le pattern est toujours le même: on montre des images d’un endroit magnifique, puis la pseudo face cachée de ce paysage avec une pollution au lithium, au plastique, ou autre merde, qu’on arrivera forcément dans un troisième temps à attribuer “au mode de consommation déraisonné des pays riches” (appellation toujours marrante quand on voit la situation actuelle du petit peuple européen et américain). A la fin de l’émission, toi, pauvre merde assis sur ton canapé Conforama à -30%, t’as juste envie de te couper une veine pour te laver de tes pêchés, toi qui ne trie pas tes déchets et consommes 25 bouteilles d’eau en plastique par semaine, qui a un ordinateur (ce sont les pauvres chinois qui vont devoir le démonter pour récupérer l’or et l’argent qu’il contient, ce qui est cancérigène donc de notre faute), ou qui garde ta putain de 205 GTI modèle 1992 pas révisée, pour aller une fois par semaine sauter ta bonniche moustachue qui s’est établie à Franconville pour économiser 150 euros de taxe d’habitation.

En vérité, c’est le processus de domination en plein effet. A coup de petite piqure simple, indolore mais constante, on (on = les media, possédés par des instances financières qui y ont un intérêt direct) maintient l’homme en situation d’infériorité, de complexe permanent. On le frustre en le noyant d’images de célébrités, de luxe et de vie facile, on promeut les saloperies qui vantent ces modes de vie parasitaires (prostituées, présentatrices (ce qui est la même chose), actrice X (encore la même chose), chanteuses (décidément), footballers, rappeurs, télé-réalité, etc.), et de l’autre côté on repasse une couche de culpabilisation, pour qu’au final on ne sente que du malaise partout. Malaise de ne pas pouvoir consommer comme on aimerait, malaise de consommer le peu qu’on a, malaise malaise et malaise.

Tout ce malaise alors que les choses pourraient être tellement simples… Interdire à ces fils de pute de montrer leur tête de chien battu à la télé, à moins que ce soit effectivement pour se faire tabasser en direct, ce qui aurait l’avantage de nous faire rire aux éclats et de baisser notre niveau de frustration. Leur faire fermer leur gueule et lui demander aussi des comptes, en lui présentant la facture de son hélicoptère payé par nos impôts, de son salaire de ministre, et des deux-trois putes qu’il doit se taper aux frais de la princesse dans chaque pays du tiers-monde où il se rend, en bon connard de néo-colonisateur donneur de leçon. 

En bonus, et parce qu’il est incroyablement utile de revenir au Mot, réfléchissez deux secondes sur le nom de l’émission et de son bouquin de merde… “La terre vue du ciel”. Je sais pas vous, mais pour moi, tout y est. Le bourgeois méprisant et génétiquement raciste nous projetant inconsciemment sa vision de l’échelle des races. Lui se sentant supérieur et nettement au dessus, du haut de son hélicoptère (voler étant une superbe représentation du sentiment de supériorité de certains “élus”), et le peuple de merde, la terre, “vu” d’en haut, tout petits, ce qui double l’impression de supériorité de celui qui les observe. Regarder vers le bas des êtres petits qui eux vous regardent en levant la tête. Beaucoup de symboliques de domination pour le seul titre d’une émission merdique parmi tant d’autres.

Notes

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