Pour en finir avec la question du bobo.
Le bobo est un non-sujet. Au delà de la drôlerie (toute relative) qu’on peut trouver dans le fait pour un visage pâle de s’habiller en boubou, cet énergumène est avant-tout le résultat de plusieurs décennies d’enculade politique.
En exclusivité pour mes (vrais) lecteurs, donc, le bobo est le produit de la politique anti-raciste puante développée depuis les années 70, la période où les politiques se sont rendus compte que l’immigration était dans l’intérêt de ceux qui les financent directement, à savoir le grand capital.
La stratégie a alors consisté à affamer les populations dans les régions sub-sahariennes via la “France Afrique”, pour s’assurer d’un vivier permanent de candidats à l’exil. Les filières se sont alors organisées, toujours présentées par les media complices comme totalement illégales, alors qu’elles étaient au su de tous, organisées par les multinationales, sous le regard complaisant du pouvoir.
Par effet logique, c’est depuis cette époque que le pouvoir d’achat a connu une incroyable stagnation (qui dure continuellement depuis), phénomène inédit dans l’histoire économique récente, et que les écarts de revenus entre les plus riches et les plus pauvres ont commencé à exploser.
Si le pouvoir ne faisait rien, il prenait le risque de voir des tensions gonfler comme un abscès qui aurait inévitablement débouché sur une révolte sans nom.
C’est là que le bobo intervient. Saloperie apparue pour les premiers modèles dans les années 90, le bobo est le fruit du lavage de cerveau opéré par les media sous l’impulsion de la gauche dès l’arrivée de Mitterand au pouvoir, et ponctuée par le passage de l’ignoble Lang au ministère de la culture.
Si l’on prend un peu de niveau, cela correspond aussi très nettement au renoncement absolu du PS à toute forme de révolution, ou même de contestation subversive, (faisant ainsi complètement allégence au libéralisme financier), en s’appropriant officiellement le rôle de gendarme de la bonne conscience.
Les bobos auront donc fini par y croire. Que le métissage est le plus beau cadeau de l’humanité, que les peuples sont frères et que la misère en Afrique est plus importante que le fait que des millions de leurs compatriotes font les poubelles pour attraper des tomates à moitié pourries après le marché.
Ils ont été incapables de comprendre que plus on met en avant des problèmes qui se passent loin de chez nous, plus cela signifie qu’on est en train de se faire prendre par derrière.
Alors aujourd’hui, après 10 ans de bons et loyaux services, les bobos sont devenus la norme dans des arrondissements entiers de la capitale, et viennent sur les blogs où l’on parle d’eux pour feindre l’auto-dérision. Mais chasse le naturel et il revient au galop, le bobo est avant tout un arriéré mental politique, un être intégralement servile, prisonnier de ses propres mécanismes inconscients, eux mêmes pilotés et conditionnés par le lavage de cerveau médiatico-politique.
Je le dis donc en une phrase, le bobo est le résultat d’une politique anti-raciste qui avait vocation à tuer dans l’oeuf toute forme de révolte anti-immigrés. Le bobo est donc l’idiot utile d’un système assassin, qui affame le Sud pour mieux contrôler le Nord. Le bobo est un kapo de la bonne conscience, car il fustige, juge et harcèle, sans même comprendre les fondements et les causes de toutes ces “valeurs” qu’il revendique avec tant de véhémence.
Alors il lit ce texte et se dit “putain, je le savais, ce gars-là est vraiment un gros raciste! Il nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire avec ses propos nauséabonds”, mais je préfère sourire devant le néant, je détourne ma tête de leur laideur, et fais le clin d’oeil à ceux qui me comprennent, cette mimique du quartier qu’on accompagnait jadis d’un “toi même tu sais” ;)