Misère sexuelle d’un nouveau type
Alors qu’elle minaudait depuis 1h30, l’addition de 100 euros payée par Mali la débloqua soudain, si bien que le prédateur était devenu une proie, et la vierge effarouchée une chienne en chaleur. En bas de son immeuble cependant, c’est la gérémiade habituelle qui l’attendait… Elle n’est pas sûr qu’il le mérite, il doit faire ses preuves, elle n’a jamais laissé un homme monter chez elle, et toutes autres sortes de sottises qu’il savait pertinemment, tout comme elle d’ailleurs, être fausses.
Après s’être laissée convaincre à coup de léchage de tétons en pleine rue, là, à deux pas de la demeure d’un ancien Président de la République et des CRS postés 24/24 que cela implique, Laurie le fit monter. L’escalade de la tension sexuelle monta alors en flèche en l’espace des 5 étages à gravir, si bien que c’est les doigts pleins de cyprine que Mali poussa la porte, une fois arrivés à destination.
Là, le dégonflage de bauderuche fut aussi intense que la chaleur de sa chatte pendant cette minute trente de folie. Celle qui se présentait comme une reine des podiums, naviguant en permanence entre Athènes, Los-Angeles et Tokyo vivait dans un vulgaire 12m2. L’ancienne gymnaste russe prétendue pouvait ici tout au plus réaliser un grand écart… entre la cuisine et les toilettes. Mais plus que tout, cette désagréable et lancinante odeur de merde qui soufflait dans tout cet appartement, laissait attester qu’une fois de plus, les filles les plus clinquantes sont souvent les plus sales.
Mali bande-mou désormais, mais la frigide annoncée s’est transformée en esclave sexuelle, et elle est là, sur le lit, la chatte écartée à l’aide de sa main droite en forme de signe V, comme dans la série du même nom.
Mali réalisant qu’il ne peut plus faire marche arrière, il se dit maintenant qu’il va falloir faire un effort pour la République. Alors il s’execute, enfile la protection en forcant, la belle le poussant à y aller “à la naturelle”, ayant, elle, sans doute déja attrapé toutes les bactéries fabriquées par l’industrie de la MST. Le ramonage enclenché, la préoccupation de Mali consiste désormais à continuer à bander, et surtout, à jouir au plus vite pour sortir de cette situation glauque. Mais comme un écrivain scotché par le syndrome de la feuille blanche, Mali prend toute la mesure de l’expression “marmite fixée, jamais ne bout”, n’y arrive décidemment pas, et se torture à présent mentalement en forcant un défilement d’images érotiques les plus hardcore les unes que les autres, des images obscènes allant de sa collègue de bureau à la sodomie de sa cousine aux gros seins, en passant par chacune des femmes de ses amis et de ses frères. Mais rien n’y fait, l’odeur d’oeuf pourri, doublé par la vue d’une couche de 3mm de saleté sur les carreaux ont raison de toute inspiration jouissive.
Quand finalement il décide de simuler l’orgasme, en aggripant la femme de toute ses forces, et en simulant des contractions dans le bas du ventre, il se retire, et là, c’est une nausée immédiate qui l’envahit soudain de la tête aux pieds, quand il voit la giclée de sang projetée sur son torse et son pubis. La saloperie avait ses règles et n’a rien dit, et c’est l’air con, la bite capotée et ensanglantée à l’air qu’il réalise l’immondice de la femme, qui voulait se faire baiser sans protection alors qu’elle est au beau milieu de sa période de crachat de sang par la chatte.
Direction les chiottes pour la toilette de la honte la plus répugnante de sa vie… Nettoyer ce qui peut encore l’être, considérer l’endroit où il ira jeter ses vêtements souillés par les projections, afin d’évacuer le souvenir de cette misère en même temps, le tout en se frottant mécaniquement le gland par pure paranoïa sécuritaire.
Après avoir fait durer autant qu’il le pouvait ce rituel sinistre, Mali refait son apparition dans le salon, où la traînée l’attend avec impatience pour le couvrir de bisous, s’attendant sans doute à une longue discussion d’oreiller. Pendant les 10 minutes où il tint bon, Mali eut envie une douzaine de fois de lui casser ses maxillaires, avant de finalement hisser le drapeau blanc, et prétexter de violentes nausées, ce qui n’était pas complètement faux.
Arrivé dans sa voiture après un quart d’heure de baisers forcés sur le pas de la porte, Mali se mit à pleurer en ce demandant quel est le sens de tout celà. L’impression d’avoir atteint les limites d’un jeu qui ne l’amuse plus.
Cette misère le fit soudainement prendre conscience d’un élément fondamental: l’obligation de la baise dans la drague est une prison mentale aussi forte que l’obligation de fidélité dans le couple, et que la drague à l’extrême, empruntée au début pour aller vite sur l’autoroute de la liberté, nous en détourne, en nous faisant devenir prisonnier de sa propre bite, forme inattendue mais réelle de cette misère sexuelle d’un nouveau type.