Rap, musique officielle du système depuis 1995.
Au préalable, regardez cette vidéo:
Ce rassemblement d’esclaves du système m’inspire pas mal de pensées. Surtout concernant l’abruti béât Akhenaton:
- Je connais peu de personnes, publiques ou privées, dont la richesse accumulée rapidement ne déteint autant sur leur visage. Regardez ses vidéos d’il y a encore 15 ans, il transpirait la sincérité dans ce qu’il disait. Regardez sa tête désormais, son sourire de bourgeois, ses dents refaites, son petit rictus dès qu’il dit quelque chose, qui laisse transparaitre à quel point rien n’est sincère et qui donne tant envie de lui exploser le foie à coups de poing. Telle une justice immanente, je vois là un message d’avertissement de ce qui attend quiconque décide d’offrir son anus au système.
- Le rap. Il est une des bases “culturelles” de gens comme moi. Il s’agit de loin de la musique que j’ai le plus écouté dans ma vie, même si “Dieu merci j’fais partie des chanceux” (les initiés reconnaîtront), et que j’ai mis un point d’honneur très tôt à ne jamais marcher dans le mépris des autres musiques. J’en suis bien content aujourd’hui, quand le rap ne représente pas plus de 20% de ma musique écoutée.
Le rap, donc. Le rap est la plus grosse barrière à la compréhension du monde pour toute une catégorie de personnes. Derrière une forme engagée et sans concession dans les propos, fabriquée donc pour plaire à toute une frange de la jeunesse qui ont besoin de ce discours là, ne se trouvent que des revendications à un seul niveau de compréhension; le niveau servi depuis 25 ans par les différents pouvoirs successifs et initiés par la gauche dans les années 80 autour de la création d’SOS Racisme.
L’ensemble du rap français, ancien ou nouveau, même le plus “conscient” soit-il, se limite à: une lutte béâte anti front-national; à défendre des positions gauchistes et droit-de-l’hommistes; à ressasser la colonisation et à réduire à ce simple fait l’ensemble des difficultés du Sud vs le Nord (en omettant de dire qu’elle est l’oeuvre de la gauche); et enfin, à se nourrir de cette culpabilité exclusive liée à la colonisation pour nourrir un sentiment de haine et de rejet de la France, en s’auto-considérant comme quelqu’un du Sud, tout en bénéficiant des avantages d’être, de A à Z, un produit du Nord.
- A cette supercherie totale, certains (ceux qui mangent vraiment dans la gamelle) ajoutent un niveau de zèle supplémentaire, avec un discours féministe, anti-homophobe, et… tout ce qui va avec.
C’est ceux qu’on retrouve aux concerts de manipulation globale organisés par les partis politiques pendant les campagnes électorales, (généralement Place de la République), très souvent pour “résister au fascisme”; ceux qui, de la même manière, seront invités au JT pour donner leur avis sur des faits d’actualité dont on attend une prise de position déja définie à l’avance, avec la certitude qu’elle sera délivrée sans peine.
Le problème du rappeur, c’est qu’il ne représente plus personne. Plus personne n’a envie d’écouter des abrutis se prendre pour des intellectuels en tapant systématiquement sur les flics et en considérant de la même manière le peuple français et le gouvernement français. Du coup, les jeunes n’y prêtent même plus attention, et se réfugient dans le gangsta-rap, un rap totalement écervelé, mais qui a le mérite de ne pas vouloir se prendre pour ce qu’il n’est pas. Il reste fidèle à son essence, soit, en somme, du rap d’imbécile servi par des imbéciles (Booba, Sexion d’Assault, etc..), et écouté par des imbéciles. Le tout sous la bienveillance du système, qui regarde ces abrutis inciter à la consommation excessive de matériel et de femmes, connaissant par coeur le mécanisme éternel menant de la frustration à la consommation.
Après l’usine à bonne conscience (représentée par Akhenaton), le rap est désormais une usine à former de parfaits petits consommateurs écervelés. Et d’un coup, les radios, les soirées, les subventions municipales et régionales, les “tremplins” et autres festivals consacrés au rap, musique pourtant initialement “anti-système”, prennent tout leur sens.